Assises de Bruxelles : Bouchra Farih n’a pas tué son frère !

Pour se remémorer les faits, un court récit des faits doit être relaté.

Bouchra, âgée de 20 ans le 1 juillet 2015 était avec son petit frère de 4 ans. Elle avait la responsabilité de la surveillance de son frère ce jour car ses parents n’étaient pas présents pour des raisons professionnelles.

Il n’y avait personne d’autre dans l’appartement familial. Soudain, le petit frère est pris d’un malaise cardiaque mais malheureusement il n’y a plus rien à faire, la mort subite emporte le petit corps du petit Soufiane Farih. Désemparée et dans un état de choc, la grande sœur appelle immédiatement les secours.

Par la suite, il s’ensuivit une série de tractations autours de ce décès soudain. Le fait que Bouchra Farih était seule avec son petit frère, au moment précis de la mort, l’accabla sans une once d’une preuve.

Pourtant, Bouchra Farih est innocente. En effet, le 1 juillet 2015, période à laquelle le Ramadan 2015 battait déjà son plein, les secours sont arrivés. Les soins d’urgence ont été pratiqués mais en vain. Un masque d’assistance respiratoire est déposé en urgence sur le petit visage de l’enfant. Les élastiques du masque sont serrés fortement car le masque n’est pas tout à fait hermétique en raison de sa taille. Il fallait réanimer le corps à l’aide d’un massage cardiaque.

Les soins d’urgence sont opérés mais rien n’y fait. La mort du petit Farih est déclarée.

Bouchra n’a pas eu le temps de faire son deuil que les invitations pour auditions s’enchainent. Elle est dans l’œil de cyclone de la justice.

14 mois de détention préventive jusqu’à aujourd’hui. Depuis le début, la jeune femme clame son innocence mais rien n’y fait jusqu’à ce qu’elle embrigade pour sa défense 2 noms.

Ces 2 noms sont à retenir :

  • Me Yannick De Vlaemynck
  • Me Cathérine Toussaint

Deux avocats chevronnés qui ont cru en son innocence dès le début de la prise de connaissance du dossier. Le stagiaire de la défense, Ismail Arif, n’est pas en reste.

En effet, Ismail Arif, stagiaire qui n’est pas à sa première affaire, a décortiqué le dossier avec l’inculpée unique de ce dossier.

« Depuis le début des entretiens avec Bouchra à la prison de Berckendael, Me De Vlaemynck était convaincu de son innocence en regard de plusieurs éléments du dossier qui étaient confus. Notamment, les diverses expertises et contre-expertises judiciaires des médecins légistes qui s’entrechoquaient. » relate Ismail Arif, déjà bien imprégné du monde judiciaire.

« Le bénéfice du doute ne faisait pas l’ombre d’un doute. Pourquoi ? Parce que les élastiques serrés fortement autours du visage du petit Soufiane ont trop vite été interprétés comme une strangulation de la sœur. Dès lors, des versions fantaisistes ont été promulguées en faisant croire que la sœur aurait exécuté le fratricide uniquement avec le grief de vouloir voir son « petit copain » tranquillement. »

« Donc, les sillons pétéchiaux de strangulation n’étaient en fait que les marques des élastiques serrés autours du coup du défunt. Un autre élément, facilement démontable, était la trace de la marque rectangulaire imprimée sur le cou de l’enfant qui n’est en fait qu’une lésion parcheminée (faite juste après la mort). Il s’agit en fait de la maman, ayant découvert le corps du petit Soufiane inanimé et qui serre son enfant très fort contre elle. Comme elle avait une broche de foulard qui avait la même forme géométrique que la trace incrustée dans le cou du petit, la version de la strangulation ne pouvait plus avoir l’intensité du départ » martèle encore Ismail Arif, convaincant depuis le début de l’entretien.

« Dans tous les cas, l’issue du procès est une excellente nouvelle d’une justice impartiale mais les deux personnes à mettre en valeur dans cette affaire sont, sans nul doute, les avocats de la défense. Les maîtres Yannick De Vlaemynck et Catherine Toussaint ont plaidé en âme et conscience et n’ont pas hésite d’un iota depuis le départ. Enfin, je leur dédie ces quelques lignes pour leur bravoure et leur professionnalisme ! ».

Pour finir, Me De Vlaemynck, très proche de la communauté turque, s’est déjà démarqué sur plusieurs gros dossiers, notamment sur celui du très médiatique “dossier Aytekin Muhammed” qui avait fauché mortellement la jeune Merel de Vilvoorde.

Erkan Ozdemir / La Manchette

 

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