St-Josse : la justice réconforte Emir Kir dans son combat contre la traite des êtres humains

Le Bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir, se félicite du jugement rendu ce jour par le tribunal correctionnel de Bruxelles qui condamne le réseau de prostitution nigérian actif notamment à Saint-Josse à des peines allant de 2 à 14 ans de prison ainsi qu’à la saisie des carrées où les filles étaient obligées de se prostituer.

Ce jugement conforte la décision de la commune prise lors du conseil communal de ce 28 mai 2018 de mettre un terme à l’exploitation de carrées sur son territoire. Ces carrées abritent majoritairement de la prostitution en lien avec la traite d’êtres humains.

Le Bourgmestre Emir Kir demande au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités en donnant enfin aux communes le pouvoir d’encadrer l’activité de prostitution qui se déroule sur leur territoire.

Kir, qui n’a eu de cesse de pointer du doigt le problème de la traite d’êtres humains dans ce dossier, se réjouit d’une telle décision.

« En outre, cette condamnation réconforte les mesures engagées par le conseil communal de ce 28 mai 2018. Il s’agit donc d’une victoire double au nom de la dignité humaine et cela à tous les niveaux de pouvoir. Nous allons donc tout doucement vers une transition d’interdiction totale des carrées de prostitution à Saint-Josse en raison des multiples cas avérés de traite d’êtres humains. » décoche le bourgmestre Emir Kir placide dans l’interview exclusive accordée à La Manchette.

Indépendamment de tout cela, nous nous rappelons aussi de la nigériane agressée et laissée pour morte le 19 février 2018 dans une carée à Saint-Josse.

En effet, la travailleuse de sexe, qui n’était en principe pas “assignée” à une carrée, était retrouvée inconsciente et le visage tuméfié par les coups portés. Elle avait été transportée à l’hôpital St-Jean et la police se penchait sur le cas d’une vendetta entre groupes de filles.

Par ailleurs, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a frappé d’amende l’Italie (30.000 eur) pour n’avoir pas pris, en temps utiles, toutes les mesures raisonnables pour empêcher les exactions dont une mineure dans la prostitution a été victime. Cet arrêt a fait cas de jurisprudence pour l’Europe en mai 2018.

http://www.lamanchette.be/main/2018/05/25/cedh-jurisprudence-matiere-de-protection-de-mineures-victimes-de-prostitution/

Erkan Ozdemir / La Manchette

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