Bernard Clerfayt : Fusion des zones de police ? Juste un raccourci fallacieux !

En brandissant le raccourci facile et fallacieux de la fusion des zones de police bruxelloises comme solution aux problèmes des incidents qui ont eu lieu à Molenbeek le soir du réveillon, le ministre De Crem démontre qu’il ne connait pas la situation bruxelloise.

Monsieur De Crem se joint aux critiques relatives à l’organisation des zones de police bruxelloises. Ces critiques, venant principalement de partis flamands, ne reposent sur aucun examen des réalités chiffrées. « Une comparaison objective des polices de Bruxelles et des 4 autres grandes villes du pays démontre qu’il y a relativement moins de policiers en région bruxelloise, que le coût de la police y est moindre que dans les autres grandes villes, mais surtout que la police y est plus efficace car la criminalité y est plus faible qu’ailleurs. », déclare le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt. Une note demandée par le ministre précédent de l’intérieur ne dit pas autre chose !

Bernard Clerfayt avance d’autres explications à la gestion problématique des incidents de la nuit du nouvel an : « Si la zone de police de Molenbeek n’a pas anticipé suffisamment et n’a pas préparé correctement ses équipes aux potentiels débordements qui ont eu lieu la nuit de la Saint-Sylvestre, il s’agit d’un problème spécifique à la gestion de cette problématique sur le terrain. » Une coordination au niveau bruxellois n’aurait rien changé à cette gestion des incidents.

Le problème rencontré est l’une des conséquences de l’insuffisance de l’appui du fédéral dont la réserve de policiers n’existe plus. Cette réserve dont la mission est de venir en soutien des zones locales de manière ponctuelle ne peut plus être mobilisée. A l’inverse, ce sont désormais les zones de police locale qui doivent venir en soutien du fédéral, au détriment de leurs propres missions.

La situation catastrophique rencontrée au CCN à la gare du nord est la parfaite illustration de ce désinvestissement du fédéral dans la police et notamment dans la police du chemin de fer qui n’a plus les moyens d’assurer ses missions.

Et de conclure : « Monsieur le ministre De Crem doit mettre fin à la politique de sabotage de la police fédérale qu’avait minutieusement mise en œuvre son prédécesseur NVA. » Le nouveau ministre de l’intérieur doit donner des garanties de renforcer la police fédérale. Car croire qu’une fusion des zones de polices apportera plus de personnel est une mauvaise réponse.

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