Autisme : Jamal Ikazban fait passer sa proposition « Autisme » à l’unanimité du Parlement bruxellois

« Autisme : le Parlement demande de faire davantage pour les personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme et leurs familles. »

Ce mardi 2 avril est la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

La résolution déposée par le Groupe PS, co-signée par Défi et le CDH, a été votée par la commission des affaires sociales du Parlement francophone bruxellois à une très large majorité. En Belgique, on considère qu’environ 80.000 personnes présentent un trouble du spectre de l’autisme, et qu’environ 850 nouveaux cas seraient détectés par an.

Dans la partie francophone du pays, l’autisme touche 1 enfant sur 100, soit 45.000 personnes, dont 11.200 jeunes de 3 à 24 ans. Selon les ministres compétents, il n’y a que 1200 places en milieu ordinaire pour les 11 200 autistes en âge d’être scolarisés en Fédération Wallonie-Bruxelles.

A titre de comparaison, en Angleterre 80% des enfants TSA (trouble dans le spectre de l’autisme) sont admis en milieu scolaire ordinaire ; ils sont même 100% en Italie ! Plus de 400 places en milieu adapté ont été créées durant cette législature, mais pour le député socialiste Jamal Ikazban, « il faut constater que ce n’est pas suffisant. Les professionnels et les familles exigent plus, et ils ont raison ! »

Outre la nécessité de faire du handicap une priorité dans les politiques régionales, ce texte recommande notamment : un recensement des besoins pour une planification optimale de l’ouverture de services et de places, le dépistage systématique et l’accompagnement des parents dès le diagnostic, l’élaboration d’un plan d’apprentissage individuel, la diffusion des méthodes pédagogiques adaptées en milieu scolaire et la promotion d’une école inclusive, la révision des normes d’encadrement et du Plan Transversal Autisme la mise en place de formations à destination des parents, des professionnels et des enseignants aux bonnes pratiques.

La problématique de l’autisme revient régulièrement avec des revendications claires depuis de nombreuses années, venant à la fois des familles directement concernées mais également du secteur associatif.

« Notre résolution se veut avant tout comme un signal politique fort, en résonance avec les nombreux témoignages que nous avons pu recueillir dans le cadre de notre travail parlementaire. Il faut mettre un terme à la défaillance des pouvoirs publics face à la détresse des familles et aux besoins de prise en charge adaptée des personnes ayant un trouble autistique », conclut Jamal Ikazban.

Erkan Ozdemir / La Manchette

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