Rustem Liman : “Mon constat de la vie ; nous sommes tous orphelins d’une mère”

Voici la deuxième partie de la biographie de Rustem Liman, administrateur-délégué de la société “LR Finances” située Passage Charles Rogier 10 à 1210 Bruxelles.

“Pour mon premier jour d’école à l’Institut Sainte-Marie de Schaerbeek, j’étais déjà âgé de 8 ans. Je suis rentré en classe et mon instituteur m’a présenté à toute la classe. Il m’a gentiment demandé de m’installer au fond de la classe à côté de Cédric, un petit blond avec des lunettes.

Le petit “Cédric” me fixait avec de grands yeux ronds à travers sa monture de binocles. Il me fixait tellement fort que, dérangé par cette fixette franche, j’entrepris de prendre sa tête entre mes deux mains et de la tourner vers le sens du tableau devant nous.

A cette époque, j’étais évidemment le seul étranger de la classe. Mon instituteur, Monsieur Cassard, était un professeur extraordinaire. Il œuvrait encore avec un tablier de maître d’école. Il avait une écriture ébouriffante d’une clarté hiéroglyphique. A travers ce personnage assez atypique, je me sentais bien car ce professeur avait le plaisir d’enseigner. Une valeur qui, par ailleurs, se perd ces dernières décennies.

Tout au long de mes primaires, j’étais un des meilleurs de la classe.

Paradoxalement, durant mes humanités supérieures, je deviens un élève moyen ni trop bon ni très mauvais. Ayant débuté mes études secondaires inférieures en Latin, je me décide de poursuivre mes humanités supérieures en option Sciences-Economiques.

En dernière année de mes humanités supérieures, je me retrouve avec un examen de passage en mathématique.

En math !

Ce qui est étonnant pour ce jeune étudiant qui va, par la suite, entamer une vie professionnelle dans le monde des finances.

Par conséquent, on peut dire que la vie n’est qu’un concours de circonstances et qu’elle n’est pas rationnelle !

Durant mon cursus universitaire, j’ai été amené à devoir changer trois fois de branches avant de finalement trouver mon bonheur en Marketing à la Haute Ecole Commerciale Ephec.

Ce qui prouve encore une fois que j’étais, comme des milliers d’étudiants d’ailleurs, aspiré par la tourmente de choisir mon chemin dans un type d’études.

J’étais enfin dans mon élément, le MARKETING !

En ce qui concerne mes études de marketing, je n’oublierai jamais le fait que le professeur avait, un jour, signalé une question-tuyau aux cours en vue des examens de Noël : celle-ci consistait en la définition du mot “marketing”.

Cette définition faisait allègrement plus de deux pages et je me rappelle avoir passé plus d’un jour à essayer d’apprendre cette explication par cœur. Le jour de l’examen venu, je reçois donc la copie et je me suis désespérément mis à chercher la question de la définition mais elle n’y figurait pas !

J’ai déchanté mais je n’ai pas perdu mes moyens ! En reprenant mes esprits de ma déception, je fais cet examen et je le réussi avec 85 % n’ayant quasi rien étudié. C’est à ce moment là que je me rends compte d’une de mes qualités qui guidera tout le reste de ma vie jusqu’à aujourd’hui : la CREATIVITE.

Durant cette période, ma mère subvenait à mes besoins financiers jusqu’à un âge très élevé. Il s’agit d’une aide maternelle, morale et financière.

Aujourd’hui, avec l’expérience acquise dans le cadre de ma carrière professionnelle, je peux résumer la définition du marketing que j’use et abuse dans tout ce que j’entreprends : il s’agit des 4 P.

Product (produit) : je vends des services de courtage de crédits et assurances

Price (prix) : les taux hypothécaires tournent aux alentours de 2 % aujourd’hui, ce qui rend la chose attractifs

Promotion : j’utilise énormément les moyens médiatiques afin de promouvoir mes services

Place : je me situe sur le Passage Charles Rogier numéro 10 en plein quartier business de Bruxelles

En fait, je veux clairement dire que je suis propriétaire d’une vision très large alliant le marketing, le professionnalisme et l’expertise et ceci, en mettant ma créativité en constante exécution.

Tout allait très bien jusqu’au jour où ma mère décède. Et ce jour-là, le ciel m’est tombé sur la tête.

Suite à cet tragique événement, je sombre dans une dépression de plusieurs mois qui va me pousser à être dans des situations d’extrême solitude et de vulnérabilité !

Nous sommes tous orphelins d’une mère !

A suivre … les situations les plus cocasses et authentiques seront relatées par Rustem Liman dans les suivantes parties !

Erkan Ozdemir/ La Manchette