Abbas: La normalisation arabe et islamique avec Israël est tributaire de l’établissement de l’Etat de Palestine

Le président palestinien Mahmoud Abbas a souligné, samedi, au Caire, que la normalisation des relations arabes et islamiques avec Israël ne sera pas possible avant l’établissement de l’Etat de Palestine avec comme capitale Jérusalem-Est aux frontières de juin 1967.

Abbas s’exprimait samedi au cours de la réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères, pour discuter de l’Initiative de paix annoncée par le ministre français des Affaires Jean-Marc Ayrault, le 21 avril dernier.

«Aucune normalisation avec Israël de la part de 57 pays arabes et musulmans avant l’établissement de l’Etat de Palestine, avec comme capitale Jérusalem-Est aux frontières du mois de juin 1967, conformément à l’Initiative de Paix arabe », a lancé Abu Mazen.

Les pourparlers de paix palestino-israéliens sont suspendus depuis le mois d’avril 2014 après le refus par Tel-Aviv de stopper la colonisation, de libérer les anciens prisonniers détenus dans ses geôles et d’accepter le principe des frontières de 1967 comme base des négociations.

Le Sommet arabe de Beyrouth 2002 avait entériné l’Initiative de paix arabe lancée par le roi saoudien défunt Abdullah Ibn Abdulaziz, fondée sur l’établissement d’un Etat palestinien reconnu au plan internationales aux frontières de 1967.

L’Initiative prévoit également le retour des réfugiés, le retrait du Plateau syrien du Golan occupé en contrepartie de la reconnaissance par les Etats arabes d’Israël et la normalisation des relations avec ce pays.

« Il n’y aura pas de reconnaissance de l’Etat juif comme le veut Israël », a ajouté le président palestinien, annonçant son refus de «louer des terres palestiniennes à Israël en cas de signature d’un accord de paix ».

Abu Mazen a cependant exprimé sa disposition à un léger échange sur le terrain dans la détermination des frontières des deux Etats.

« Je conviens de la présence d’une troisième partie pour appliquer tout accord de paix entre la Palestine et Israël afin de rasséréner les deux parties », a-t-il ajouté, se disant favorable à la présence des Etats-Unis d’Amérique en tant qu’arbitre.

Il a, sur un autre plan, réclamé « l’arrêt de la colonisation et de la destruction des maisons et la détention des prisonniers palestiniens ».

Le président palestinien Mahmoud Abbas était arrivé au Caire, jeudi soir, dans le cadre d’une visite de trois au cours de laquelle il participera, notamment, aux travaux de la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue des Etats Arabes (LEA).

Le président palestinien a rencontré plus tôt dans la journée du samedi son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.

Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, avait annoncé le 21 avril dernier, que Paris accueillera le 30 mai courant une conférence internationale qui sera consacrée à l’examen de la relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens.

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