Lutte antiterroriste et extradition de Gulen au centre de la prochaine rencontre Erdogan/Trump

Lutte antiterroriste et extradition de Gulen au centre de la prochaine rencontre Erdogan/Trump

– Le président turc a affirmé que de son point de vue, «la politique d’éliminer une organisation terroriste à l’aide d’une autre, n’est pas une politique idéale»

Lutte antiterroriste et extradition de Gulen au centre de la prochaine rencontre Erdogan/Trump

 AA – Ankara – Nur Gülsoy

Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, discutera de la lutte antiterroriste et de l’extradition de Fetullah Gulen avec son homologue américain, Donald Trump, lors de sa prochaine visite à la Maison Blanche.

Le chef de l’État a tenu une conférence de presse, vendredi, à l’aéroport Esenboga d’Ankara, avant son départ pour la Chine.

Interrogé sur le soutien américain en armes aux organisations terroristes PYD et YPG (branches syriennes du PKK), Erdogan a estimé que le pays traverse encore une période transitoire, et qu’il faut être sensible et attentif.

Il a ajouté que certains sujets perdurent depuis l’administration précédente, et que sa visite aux États-Unis le mois courant, sera un tournant dans les relations entre les deux pays.

«Nous avons envoyé une équipe aux États-Unis. Elle a effectué des entretiens avec des responsables. Maintenant, nous souhaitons nous réunir avec M. Trump et cette réunion sera non pas une ‘virgule’ mais un ‘point’. De ce point de vue, l’entretien sera important. Pour ce qui est du soutien apporté au YPG en matière d’armes, ce sont en plus des armes lourdes et non pas des armes ordinaires. Cela ne convient pas à nos relations stratégiques avec les États-Unis. Nous en discuterons»,a-t-il déclaré.

Le président a insisté que de son point de vue, «la politique d’éliminer une organisation terroriste à l’aide d’une autre, n’est pas une politique idéale».

«La Turquie est le pays qui mène la lutte la plus intense contre Daech actuellement. Les autres pays ne font que parler mais la Turquie mène sa lutte à l’intérieur et à l’extérieur. Nous continuerons à le faire [lutter], et ce peut être contre Daech, le PKK, le PYD ou le YPG. Nous ne nous arrêterons pas. Si nous ne le faisons pas, les menaces perdureront», a-t-il poursuivi.

Erdogan a fait remarquer que ni les États-Unis ni la Russie ne sont menacées dans la région.

«Notre pays et le peuple [syrien] le sont, a-t-il insisté. Alors que font les autres pays? Nous sommes alliés aux États-Unis au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Un pays si puissant devrait procéder autrement. Nous ne pouvons pas admettre des organisations terroristes aux côtés des États-Unis. C’est incorrect. J’avais aussi dit la même chose à M. Poutine [président russe], voir les organisations terroristes avec la Russie est inconvenable»

Le président turc a annoncé qu’il aura aussi des discussions approfondies avec Donald Trump au sujet de l’extradition du chef de l’organisation terroriste FETO, Fetullah Gulen.

«Nous avons préparé certaines informations et documents que nous présenterons [à Trump]. J’accorde beaucoup d’importance à la volonté de Trump à ce sujet. Nous irons jusqu’au bout. À mon avis, les États-Unis ne doivent pas devenir un nid du FETO. Ils accueillent les fugitifs. En Europe, l’Allemagne fait pareil», a-t-il indiqué.

Abordant la visite qu’il effectuera à Bruxelles pour participer au Sommet de l’OTAN, Erdogan a été interrogé sur les déclarations du bourgmestre de Bruxelles de n’autoriser aucun rassemblement ou mobilisation de soutien pour Erdogan, durant sa visite.

«Le bourgmestre de Bruxelles n’est pas un employé de l’OTAN, a relevé Erdogan. Il n’a pas la compétence de parler au nom de l’OTAN. Qu’il s’occupe de ses affaires. Je ne pars visiter ni la mairie de Bruxelles ni les responsables belges. Je participerai à un sommet de l’OTAN»

Erdogan a aussi abordé sa visite en Chine. «Nous y effectuerons des entretiens privés pour évaluer les possibles démarches afin de renforcer les relations, a-t-il fait savoir. Durant la visite, un pas très important, relevant de l’infrastructure et de la superstructure des relations turco-chinoises, sera fait. Si la démarche est réalisée, elle aura un impact important dans le monde entier».

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