FC Saint-Josse : Qui est Badi Ouartan ?

Qui est Badi Ouartan !

42 ans, je suis directeur de l’école n°10 à Schaerbeek et directeur sportif au FC St Josse.

En quoi consiste la fonction de directeur sportif ?

Directeur sportif : c’est celui qui donne la ligne de conduite sportive du club et ce fait est valable du plus petit au plus grand. On appelle cela la philosophie du club.

Entre temps, la philosophie du club dans une école de football, c’est de lier le pédagogique et le ludique. En gros, c’est faire en sorte que les enfants apprennent en s’amusant et notre objectif c’est non seulement que l’école des jeunes arrivent in fine à l’équipe première mais surtout par extension de voire des jeunes du club dans des divisions supérieures.

Le meilleur exemple à notre niveau serait de citer Dedryck Boyata, qui a commencé au FC St-Josse et qui aujourd’hui est en équipe nationale belge. Il joue à l’international dans l’équipe allemande du « Hertha Berlin » où il évolue en professionnel.

Ma priorité et ma philosophie de vie, c’est prendre du plaisir. Et, pour en prendre, j’ai besoin de ma famille (mes parents, mon épouse, mes 3 enfants et enfin mes amis).

Cela fait 25 ans que je suis au FC St Josse à différent échelon.

A 17 ans déjà, j’étais formateur de l’équipe U7, et actuellement, je m’occupe de toutes les équipes.

Par ailleurs, je suis le « correspondant qualifié à la fédération ». Chaque club a son correspondant qualifié qui est en fait le signataire des documents officiels liant le club.

Le football permet de faire du sport sans grand moyen à la base. Une boite de conserve ou une balle de tennis pet faire office de ballon et quatre vestes pour faire goals sont suffisants ! A notre époque, c’était cela la vérité du terrain.

Malheureusement, à l’époque, on commençait le football très tard aux environs des 12ans.

Mon objectif, est de permettre aux enfants d’avoir une éducation sportive et humaine très vite sans attendre la dizaine. Nous avons des petits qui commencent en club dès 7 ans !

Une comparaison par rapport à votre passion qu’est le foot ?

Le foot est comme une main, quand il y a doigt cassé, c’est la main qui est handicapée.

Le foot permet une intégration sociale en tissant des liens intergénérationnels. Cela dépend des communes mais le monde politique est parfois très impliqué.

Par exemple, chez nous a St-Josse, on a la chance d’avoir des représentants politiques qui n’attendent pas les élections politiques pour assister aux rencontres. Le bourgmestre Emir Kir, féru de foot et l’échevin des Sports Kadir Ozkonakci, suivent de très près l’évolution du club.

Je n’oublie évidemment pas le Collège de Saint-Josse qui est habitué des gradins même par temps maussade.

Combien de présidents avez-vous connu sur la ligne du temps de votre carrière au FC Saint-Josse ?

Au club, j’ai connu Marco Koukaj et Hasan Salar qui ont tous les deux la même philosophie : faire du social.

C’est donc de permettre aux familles précaires et aux jeunes défavorisés de faire du sport. Dans cette perspective, on est très fort aidé par la commune St-Josse à travers les « chèques-sports ».

Que pensez-vous du foot de rue ?

On peut faire du foot de rue mais l’éducation footballistique passe par le foot institutionnel.

Pour être doué d’un esprit collectif, il faut passer par un club car cette adhésion aboutira à une autre éducation.

Dans la rue, on retiendra le plus doué mais moins les autres mais en club c’est un tout que l’on retiendra !

Plus de foot dans l’éducation nationale ?

On devrait permettre à un accès à plus de sports dans les écoles. Mon rêve est qu’à St-Josse, on lance une école de foot ou plutôt une académie du foot.

Un esprit sain dans un corps sain, faire du sport permet d’épanouir l’étudiant à tous points de vue.

Le sport individuel, c’est permettre un surpassement de soi mais dans le collectif, l’intégration sociale primera sur le surpassement de soi.

Dans un sport collectif, tout seul tu ne pourras faire la différence !

Quels sont vos pronostics pour la suite quant aux performances du club ?

Mes pronostics en équipe première, c’est de travailler sur l’esprit de groupe tout le monde est important mais personne n’est indispensable !

On va essayer de jouer la première partie du tableau et on verra au fur et à mesure des rencontres.

Par la suite, on fera un bilan au mois de février pour voir l’évolution et refaire une ligne de conduite par la suite.

Foot, on joue pour gagner ! Qui joue pour perdre ?

Erkan Ozdemir / La Manchette

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