Le soutien en faveur des élus belgo-turcs se multiplie de jour en jour !

Essayistes, chroniqueurs du dimanche, intellos de la communauté turque de Belgique sans avoir mis les pieds ni à Schaerbeek ni à Saint-Josse, spécialistes de la politique turque sans parler la langue, bref tous ses profils aigris par les performances d’une communauté turque qui va sur ses 60 d’histoire en Belgique y vont de leur plume pleine d’amertume pour cracher à l’unisson sur près de 40.000 voix.

En effet, tout le monde a appris avec étonnement les attaques personnalisées adressées malhabilement aux élus d’origine turque. L’étonnement est d’autant plus fort par le fait que celles-ci viennent des rangs du PS, le parti des personnes attaquées.

On peut clairement conclure à des craquelures internes de mauvais augure qui sont portées à la lumière du grand public au sein du PS bruxellois.

Les distorsions se font légion au sein d’un parti politique mais de là, à vouloir publiquement l’exclusion notamment d’un bourgmestre en fonction depuis 2012 effleure l’indécence.

En outre, quasi aucun des élus en cible n’est épargné par les invectives entre-autres de Madame la baronne Simone Weinberger-Susskind. Entre appel à l’éviction et injonction à la commission disciplinaire (Commission de Vigilance), Simone Susskind tire sur tout ce qui bouge.

Pour rappel, Emir Kir, Sevket Temiz, Hasan Koyuncu et Ibrahim Donmez sont des représentants du peuple en ce y compris de la communauté belgo-turque.

Y a-t-il un phénomène dérangeant dans cette énoncée ?

Rappelons tout de même le petit score de Simone Susskind lors des dernières élections 2019 : 2.314 voix pourtant de sa confortable 16ème place de la liste régionale.

Même l’actuel député Ibrahim Donmez a engrangé 3.477 voix alors même qu’il était le dernier candidat d’origine turque à partir de sa lointaine 41ème position. C’est dire la facilité de remplissage du pot commun à travers notamment ces voix communautaires lesquelles l’impression générale laisse à penser qu’elle n’intéressent plus guère le PS ?

Une autre problématique est tout aussi interpellant que ces éléments factuels chiffrés.

D’aucuns crient déjà aux deux poids deux mesures avec ce dispositif informel et symbolique qu’est le cordon sanitaire. Ce qui nous amène à se poser comme question : Peut-on tirer sur ce cordon afin de le malléabiliser à souhait ?

En effet, quelques accointances de la NV-A et du mouvement de droite actif en Flandre, flamande Schild & Vrienden (S&V) ont été médiatisées et sont désormais connues de tous.

Ce mouvement se revendique métapolitique, identitaire, anti-immigration, séparatiste et œuvre pour des jours meilleurs en Flandre.

Mais, un reportage sur les S&V de la RTBF dans « Questions à la Une » avait eu l’effet d’une bombe. L’émission faisait état de racisme, antisémitisme et bien d’autres.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_schild-vrienden-j-ai-ete-estomaque-par-leur-haine-profonde-envers-tout-ce-qui-est-different-d-eux?id=10016296

La question qui se pose dès lors est de connaitre l’origine de cette géométrie variable médiatique des deux faits isolés.

Enfin, pour couper court à toutes interrogations nouvelles, nous pouvons aussi annoncer qu’Emir Kir s’excuse de la rencontre de courtoisie de l’ «Union des maires de Turquie » et décide d’effacer son post des réseaux sociaux.

Erkan Ozdemir / La Manchette

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *