CiRE lance une nouvelle campagne : #IciSiJySuis

L’extrême droite gagne du terrain. Les idées et les discours racistes s’expriment de plus en plus ouvertement. Cette campagne veut contribuer à changer la perception négative des migrants – voire des étrangers en général – véhiculée par certains politiques et médias, et contribuer à la reconnaissance de la multiplicité de notre société.

L’idée est de donner un point de vue plus humain (de « démassifier les migrants » en racontant l’histoire de personnes singulières) et plus positif. De parler de tout ce que ces personnes sont, en plus du fait d’être migrantes, de leur métier, de leurs intérêts, passions, activités… pour montrer des points communs qui peuvent nous lier.

Notre société est multiculturelle, qu’on le veuille ou non. La multiplicité s’entend et se voit dans tous les territoires que nous traversons au quotidien, la rue, les transports, les magasins, les parcs, l’école, le travail, les salles de sport, les cafés… Ces territoires nous sont communs à tous. Nous sommes tous une part de ce qui fait une société.

Nous sommes bien évidemment différents, nous portons une diversité d’appartenances sociales, culturelles, géographiques, religieuses… nous sommes tous tissés-métissés de fils de diverses textures et couleurs, selon notre histoire, particulière et collective. Assigner quelqu’un, du fait de son apparence, à une origine ou à une religion, se revendiquer d’une appartenance ou d’une identité unique, ou la poser comme exigence politique est excluant et dangereux.

Aucun pays, aucune société n’est une page blanche, ou un livre fermé. C’est une histoire en perpétuelle création, qu’inventent au fil du temps toutes les mains qui s’y côtoient et y agissent. Il n’y a pas de « nous » et de « eux ». Il y a un « nous », en construction et en évolution et qui fait la richesse de notre société. Un nous de co-présence, de coexistence plus ou moins harmonieuse, multiculturel, pas encore interculturel. Le « nous » de rencontre, d’interactions, de réciprocité, d’entre-vie d’interculturalité donc, est encore à écrire.

C’est à cette écriture commune que veut contribuer cette campagne : créer des connexions, des liens, des échanges, à travers et avec les ressemblances et les disparités. Elle se conçoit comme une invitation à la curiosité positive, à la découverte d’autres histoires, à la reconnaissance de la richesse de la différence.

Elle se déclinera, sur un an et demi, en une dizaine de portraits de personnes arrivées d’ailleurs et qui vivent en Belgique depuis plus ou moins longtemps. Réalisés sous forme audio-visuelle et écrite, ces portraits évoqueront le parcours et la vie de ces personnes : ce qu’elles font, ce qui les intéresse ou les passionne, ce qui les met en rage, pour quoi et pourquoi elles s’engagent…

Ils se prolongeront en événements publics avec les personnes interviewées, autour d’un thème qui leur est lié. Il s’agira, dans tous les cas, de moments de vie partagés, entre personnes qui sont ici, qui font partie de cette société et qui y apportent chacune leur contribution d’une façon ou d’une autre.

La campagne est visible sur les liens suivants :

Site du CIRÉ : https://www.cire.be/ici-si-jy-suis/
Facebook :

Ici Si J'y Suis

On lance notre campagne #IciSiJySuis! Des histoires singulières de personnes que nous croisons dans la rue, les transports, les magasins, les salles de sport, au travail… Elles viennent d'ailleurs, elles vivent ici, comme nous.[ÉPISODE 1] : Ici Si J'y Suis // Fatima ⚽️

Publiée par CIRÉ-asbl sur Mercredi 12 février 2020

Twitter : https://twitter.com/CIREasbl/status/1227510221511315462

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